dimanche 12 août 2018

1er Août 2018: ils l'ont votée!

La Loi Asile et immigration a été définitivement adoptée par l'Assemblée Nationale le 1er Août dernier, malgré les Etats Généraux des Migrations organisés par pas moins de mille six cent cinquante associations et collectifs ayant interpellé les Députés.
C'est l'esprit même de la Loi, tendant à considérer l'étranger a priori comme un fraudeur, qui constitue un recul flagrant des droits élémentaires.
Fichage, contrôles, tri et complexité accrue des procédures en sont les axes principaux, au mépris de la dignité et des droits fondamentaux des personnes.
Quelques exemples:
Allongement de la rétention inutile et coûteux, aux dires de tous les acteurs de la rétention, services de Police compris.
Suppression du recours suspensif pour les demandeurs d’asile et accroissement des procédures accélérées ne permettant pas de réunir les éléments nécessaires à l’examen de la demande.
Expulsions rendues possibles dorénavant sans passer devant le juge de la liberté et de la détention.
Temps de garde à vue inutilement  prolongé de 16 heures pour une personne contrôlée sans papier.
Durcissement de procédures pour les parents d'enfants français.
Possibilité pour les Préfectures de passer outre l'avis médical pour expulser un étranger malade.
Interdiction de retour constituant une double peine totalement injuste.
Enfermement de familles avec enfants et fichage biométrique des mineurs, contraire à la protection des Droits de l'Enfant en principe garantie par la Convention Internationale des Droits de l'Enfant.
Etc… etc…
La maltraitance institutionnelle observée ces dernières années par les acteurs sociaux et les associations de défense du droit des étrangers vient d’être  confirmée par le législateur qui en a fait officiellement une maltraitance d’Etat, sur le fondement d’une vision frileuse et étriquée des enjeux migratoires actuels, et bien loin du concept de mondialité cher à Edouard Glissantincluant pluralité, diversité et altérité.

Janine Léger

1 commentaire:

  1. Hélas oui ! Mais le contraire eût été impensable vu la composition du parlement .
    Le combat continue.

    RépondreSupprimer

Les commentaires de ce blog sont modérés.