jeudi 17 octobre 2019

Juste des mamans

                                         

     
                                                     


Ce mardi d'automne,  ce sont les mamans d'élèves qui offrent le repas dans l’école du quartier. Ça manque un peu de papas derrière les fourneaux mais bon...
Toutes ces dames ont conjugué leurs talents pour le plus grand bonheur des convives.
Z'ont peur de rien ces femmes-là: près de deux cents personnes à régaler en moins d’une heure dans la salle polyvalente de l'école mise à disposition pour la circonstance!
Penchées depuis très tôt le matin sur des réchauds à gaz installés à même le sol, elles ont mitonné dans de larges marmites qu’on ne peut déplacer qu’à deux, couscous ET paëlla, au choix.
Voici venue l'heure de l'ouverture des portes.
"Chacun aura son ticket, prenez votre tour !" rassure Malika dès l'entrée.
Dehors, il fait mauvais et les enfants sont excités. Ils courent  partout et c’est un peu la panique dans les couloirs.
Cathy distribue les coupons-repas et tente de faire asseoir les participants, petits et grands.
Françoise est au passe-plat et d’une voix puissante, elle transmet les commandes.
Pendant que Fatima et Houria remplissent les assiettes, Roxana a calé un petitou entre deux coussins et il joue avec la graine de couscous.
Près de lui, Carmen ouvre les boites de pois chiches, ramasse les épluchures de légumes, s’essuie le front entre deux tâches, pendant que Maryse fait le service d’ordre et canalise la file d’attente. Derrière une table installée en travers de la porte de "l'office" s’affairent les cuisinières…
D’autorité, Yamina dépose devant moi une assiette odorante et d’un regard, m’intime l’ordre de m’asseoir et de manger.
Passant près de moi en clignant de l’oeil, Maryse lâche:  "on n’a pas l’air comme ça, mais on maîtrise la situation, tu sais !".
Oh mais oui, je le sais ! Comme la communauté éducative sait aussi ce qu'elle doit à toutes ces mamans au foyer sans lesquelles il y aurait nettement moins de fêtes d'écoles, d'animations ou de sorties scolaires.
Alors oui, certaines d’entre elles s’affairent, les hanches moulées dans des jeans étroits alors que d'autres ont noué des foulards autour de leurs cheveux. Mais qui donc aurait l’idée de s'en soucier ici quand la seule angoisse susceptible de crisper les plus jolis sourires consiste surtout à savoir si "on a prévu assez, et s'il y en aura pour tout le monde!..." 
JL



lundi 30 septembre 2019

La rue se marre









J'aime beaucoup l'histoire de ce papa qui demande le soir à son fils s'il y a beaucoup d'étrangers dans son école.
- "Ah bah je ne sais pas, répond le petit garçon. Dans mon école il n'y a que des enfants...."

C'est cet esprit bon enfant teinté d'une pointe de malice qui a régné hier sur cette journée placée sous le signe de la bonne humeur. Avec de la musique, des danses, des chants, des rires, des parodies, et aussi des messages pour mieux vivre ensemble et préserver notre ville et sa singularité plurielle. 

Y avait-il beaucoup d'étrangers ce dimanche dans la rue Pierre Semard? Je ne sais pas: je n'y ai vu que des femmes, des hommes et des enfants qui avaient tous l'air bien contents d'être là!

JL




lundi 9 septembre 2019

La qualité était au rendez-vous!




Belle journée organisée au Mail des Salins ce dimanche 8 septembre pour faire connaître la grande diversité des associations sétoises.
Nous y avons fait d'intéressantes rencontres et nous remercions toutes les personnes qui sont venues dialoguer avec nous pour la qualité de leurs échanges et de leurs propositions.

dimanche 1 septembre 2019

Forum des Associations


Découverte et partage: ce chapeau de l'affiche municipale ne saurait mieux résumer ce qui motive les adhérents et les bénévoles de l'Accueil Migrants Cimade de SèteC'est pourquoi nous serons présents ce Dimanche 8 Septembre de 10h à 18h au Forum des Associations organisé par la Ville et nous ferons notre possible pour vous informer des activités de notre association et répondre à toutes les questions que vous voudrez bien nous poser.
Passez nous voir!😊



lundi 1 juillet 2019

Où sont passés les bienfaiteurs des SDF ?


Il y a plusieurs années, un groupe de personnes a créé un collectif nommé Les Amoureux de La Vie Solidarité SDF Sète. Ses membres organisent des maraudes dans la ville et distribuent couvertures, vêtements, repas et boissons chaudes ou fraîches, selon la saison. 
Sans subvention aucune et animés du seul désir d'éviter le pire à des personnes en grande difficulté, ils battent le pavé plusieurs fois par semaine pour leur venir en aide et sont bien connus des personnes de la rue, comme des structures qui ont compétence pour les accompagner.
Il y a trois jours, devant l'épisode de forte chaleur que nous avons connu, une de ces bénévoles a lancé un appel sur son compte facebook afin de collecter des bouteilles d'eau fraîches à distribuer pour prévenir le risque de déshydratation encouru par les personnes de la rue qui y sont particulièrement exposées. Rien de bien compliqué ni de très onéreux: juste des bouteilles à remplir avec de l'eau pour les placer dans un congélateur avant distribution.
Aussi quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que seulement trois personnes en trois jours avaient répondu à cet appel !!!
Mais où sont donc passés tous ceux qui s'émeuvent à bon compte, y compris parmi des Elu(e)s locaux, du sort des personnes sans domicile fixe et qui s'indignent de façon si virulente sur les réseaux sociaux "qu'on s'occupe des étrangers mais pas des SDF" ?
Je m'étonne qu'ils n'aient pas encore répondu à une demande selon leur souhait.
Nul doute, s'ils nous lisent (sait-on jamais....), qu'ils vont le faire toutes affaires cessantes, conformément à leurs déclarations d'intentions.
Il suffit d'appeler le 06 43 39 33 09.

JL

jeudi 23 mai 2019

La galère des rendez-vous en Préfecture

La Préfecture a beau jeu de mettre en garde contre les trafics quand c'est le dispositif qu'elle a mis en place qui les a générés.
Elle indique qu'elle n'appliquera pas de pénalités mais encore faut-il être en capacité d'envoyer par mail sur le site de la Préfecture les preuves de l'impossibilité de la prise de rendez-vous, c'est-à-dire des captures d'écran effectuées chaque jour sur un ordinateur pendant 2 mois minimum! Qui a une maîtrise de l'outil, le temps et un matériel suffisants pour faire cela?
La Préfecture semble également ignorer toutes les autres pénalités qui sont appliquées aux personnes qui ne peuvent présenter leur carte de séjour en cours de validité: à leur employeur, aux administrations territoriales ou aux caisses de sécurité sociale, pénalités qui se traduisent par des pertes d'emploi et des pertes de droits.
Le Défenseur des Droits lui, l'a bien perçu, qui a diligenté une enquête sur les pratiques en vigueur à la Préfecture de l'Hérault.
Des solutions existent et nous sommes prêts à en proposer. Hélas le Préfet n'a toujours pas répondu à la demande de rendez-vous que lui a adressée en Mars dernier le Groupe de Travail Inter-associatif sur l'Accueil en Préfecture*.
JL
(*ABP 34, AIDES, AREA, CIMADE LR, FCPE, LDH 34, RESF 34, SAF)